samedi 4 juillet 2026

A LA DECOUVERTE DES E-CREATEURS DE FIGURINES : BARAKA MINIATURES (1)

  Bonjour,

Il y a quelques années, je vous avais proposé quelques interviews de peindre de figurines que j'avais eu l'occasion de rencontrer réellement ou virtuellement. Je me relance dans cette démarche en vous proposant une "galerie de portrait" de créateurs de figurines dont j'ai eu l'occasion d'admirer les réalisations. Ceux qui fréquentent mon blog connaissent mon attachement à l'Espagnol. Ils ne seront donc pas surpris que je commence par une firme ibérique (Baraka miniatures) et que je vous parle dans ce billet de celui qui se cache derrière ce label (Borja Pérez de Lema). 


Avant de débuter, je tiens à remercier Borja pour sa gentillesse et pour le temps qu'il a consacré à répondre à mes questions.

                                                               Borja prêt à en découdre... 

Borja, l'homme qui transforme les rêves d'histoire en figurines

Derrière Baraka Games & Miniatures se cache un passionné d'histoire, de jeux et d'amitié. Rencontre avec Borja, un créateur espagnol qui préfère parler de son équipe plutôt que de lui-même.

Il suffit de quelques minutes de conversation pour comprendre que Borja n'est pas un entrepreneur comme les autres. Il parle de batailles avec l'enthousiasme d'un enfant, de ses collaborateurs avec une profonde affection et de Baraka comme d'une aventure humaine avant d'être une marque de figurines.

À 53 ans, installé à Boadilla del Monte, près de Madrid, il garde intacte la passion née dans les rues de Bilbao. Une passion qui l'a conduit à créer des centaines de figurines historiques, plusieurs règles de jeu et une communauté internationale de joueurs. Pourtant, lorsqu'on lui demande de raconter son parcours, il commence... par Hannibal.

Son attachement à l'Histoire ne s'arrête d'ailleurs pas aux livres ou aux champs de bataille miniatures. Il aime rappeler que la ville où il vit possède un passé particulièrement riche. Pendant la guerre civile espagnole, Boadilla del Monte fut le théâtre de combats acharnés. En décembre 1936, la XI Brigade internationale y défendit le palais de l'infant Don Luis. Quelques mois plus tard, lors de la bataille de Brunete, Oliver Law, premier Afro-Américain à commander une unité militaire américaine non ségréguée, le célèbre Lincoln Battalion, trouva la mort à quelques centaines de mètres de ce qui est aujourd'hui la maison de Borja, en lançant l'assaut sur le « sommet Mosquito ». Une histoire locale qu'il évoque avec émotion et qui nourrit son intérêt pour la guerre civile espagnole, devenue l'un des thèmes majeurs des créations de Baraka.

Tout a commencé avec Hannibal

« Je crois que j'avais six ans lorsque mon père m'a offert le livre Hannibal et les ennemis de Rome de Peter Connolly. À partir de ce moment-là, je suis devenu un admirateur inconditionnel d'Hannibal. »

Le souvenir est intact.

Puis viennent les premiers wargames sur plateau, les sachets de soldats en plastique achetés dans une mercerie de Bilbao, les vitrines du magasin Hobbies où il passe des heures à admirer des maquettes qu'il ne peut pas toujours s'offrir.

« Les autres garçons parlaient des victoires de l'Athletic Club. Moi, je rêvais de stratégies militaires. Je mettais mes soldats en rang et j'inventais des batailles pendant des heures. »

Ce goût pour l'Histoire ne l'a jamais quitté.

Longtemps fasciné par l'Antiquité et la Deuxième Guerre punique, il s'est progressivement ouvert à toutes les périodes. Aujourd'hui, le XVI siècle le passionne autant que la guerre civile espagnole, la Première Guerre mondiale ou les opérations spéciales contemporaines.

« Plus on découvre l'Histoire, plus on se rend compte qu'elle est infinie. Chaque époque possède ses héros, ses drames et ses histoires extraordinaires. »

« Je peins très mal... »

La confidence fait sourire.

Car beaucoup imaginent qu'un créateur de figurines est forcément un peintre accompli.

« Pas du tout ! Je peins vraiment très mal. J'ai toujours admiré ceux qui savent mettre les figurines en couleur, mais ce n'est pas mon talent. »

Il raconte avec humour ses tentatives parfois laborieuses, évoque un dragon peint avec sa fille et quelques figurines historiques auxquelles il reste attaché uniquement parce qu'elles sont les siennes.

Son domaine, c'est la création.

Imaginer des collections inédites.

Inventer des jeux.

Réunir les bonnes personnes autour d'un projet.

« Je préfère créer ce qui n'existe pas encore. C'est ce qui me motive. »

                                                             Légionnaires dans le Rif

La naissance de Baraka

Comme beaucoup de belles histoires, celle de Baraka est née d'une contrainte.

Pendant la pandémie de Covid, le Brexit complique fortement l'approvisionnement en figurines.

« Je me suis dit : pourquoi ne pas créer les nôtres ? »

L'idée enthousiasme immédiatement son cercle d'amis.

Le premier sujet s'impose presque naturellement : la guerre du Rif.

Puis les projets s'enchaînent.

La guerre civile espagnole.

Le XVI siècle.

Les campagnes napoléoniennes.

Aujourd'hui, les joueurs connaissent Baraka pour des gammes originales qui explorent des périodes souvent ignorées par les grands fabricants.

« Nous ne faisons pas d'études de marché. Nous créons simplement les figurines que nous avons envie de voir exister. »

Une phrase qui résume parfaitement l'esprit de la marque.

Une aventure d'amis avant tout

Au fil de la conversation, un détail saute aux yeux.

Borja utilise beaucoup plus souvent le mot « nous » que le mot « je ».

Derrière Baraka se trouve une équipe soudée où chacun apporte sa pierre à l'édifice.

« Je me considère un peu comme le producteur d'un film. Je lance les projets, je coordonne l'ensemble, mais ensuite chacun apporte son talent. »

Miguel est le directeur de production. C'est lui qui supervise le développement des gammes et veille à la qualité de chaque sortie.

Edu est le référent historique. Lorsque la moindre question surgit sur un uniforme, une arme ou une campagne militaire, c'est vers lui que l'équipe se tourne.

Puis il y a Javier Serrano.

Lorsque Borja évoque son nom, son visage s'illumine.

« Javier est un véritable artiste. Un vieux rocker ! »

À l'origine, Javier ne travaille pas dans le monde de la figurine. Il est créateur de bijoux pour une grande marque espagnole. C'est un ami commun, Sito, musicien dans son groupe de rock et membre du club, qui les met en relation.

« Il ne connaissait absolument rien à la sculpture numérique. Mais nous avons immédiatement vu son talent. Nous lui avons proposé de nous rejoindre et il a tout appris en autodidacte. »

Aujourd'hui, Javier est associé de Baraka et l'un des artisans du succès de The Iron Duke.

La même philosophie a guidé le recrutement de Fanath.

« Nous ne cherchons pas des techniciens. Nous cherchons des artistes. »

Fanath n'avait jamais sculpté de figurines historiques avant de rejoindre l'équipe. Son regard neuf apporte une identité particulière à plusieurs collections, notamment Guts & Doom.

Pour Borja, cette diversité est une richesse.

« Nous avons la chance d'être entourés de gens extrêmement talentueux. Ce sont eux qui donnent une âme à nos projets. »


Séptimo Grado, bien plus qu'un club

Impossible de comprendre Baraka sans parler de Séptimo Grado.

Depuis près de vingt-cinq ans, Borja fait partie de ce club de Leganés, considéré comme l'un des plus actifs d'Espagne.

« C'est une deuxième famille. »

Une cinquantaine de membres.

Des dizaines de projets communs.

Des armées montées collectivement.

Des règles testées semaine après semaine.

Des tournois internationaux.

L'an dernier, le club a même accueilli des joueurs venus jusqu'à... l'Australie pour un tournoi mondial de Bolt Action.

« Quand quelqu'un lance une idée, les autres viennent naturellement lui donner un coup de main. C'est cet état d'esprit qui fait toute la différence. »

En l'écoutant, on comprend que Baraka est né autant autour des tables de jeu que devant les écrans de modélisation 3D.

Créer plutôt que fabriquer

Au fil des années, Baraka a profondément fait évoluer son modèle.

La fabrication de figurines physiques a été abandonnée.

L'équipe propose désormais exclusivement des fichiers d'impression 3D.

« Nous sommes des créateurs, pas des logisticiens. »

Le changement permet de consacrer toute l'énergie à ce qui les passionne vraiment.

Créer.

Dessiner.

Documenter.

Imaginer.

Et surtout toucher un public mondial.

« Aujourd'hui, un joueur japonais peut imprimer nos soldats espagnols chez lui. C'était impossible il y a quelques années. »


Des jeux pour les joueurs

La même philosophie anime les règles de jeu développées par Baraka.

Baraka & Fatalidad est né naturellement autour de la table.

Aujourd'hui, Guts & Doom prend le relais avec une édition anglaise destinée à un public international.

Et déjà un nouveau projet occupe les discussions de l'équipe.

Son nom : NEPTUNE.

Un jeu consacré aux opérations spéciales modernes, mêlant hélicoptères, commandos, interventions navales et forces spéciales.

À écouter Borja, les idées arrivent plus vite que le temps disponible pour les réaliser.

Et cela lui convient parfaitement.

« Nous ne planifions jamais nos projets à plus de six mois. Cela nous laisse la liberté de suivre notre inspiration. L'Histoire nous offrira toujours de nouvelles idées. »


Plus qu'une marque, une philosophie

En refermant mon "carnet de notes", une évidence s'impose : Baraka ne s'est pas construite autour d'un plan marketing. Elle s'est construite autour d'une bande d'amis. Des passionnés qui préfèrent explorer les pages oubliées de l'Histoire plutôt que les tendances du marché. Des créateurs qui se réjouissent davantage de découvrir un nouvel épisode historique que de consulter un tableau de ventes.

« Nous ne faisons pas cela pour gagner de l'argent. Nous le faisons parce que nous aimons créer et partager cette passion avec d'autres joueurs. »

Sans doute est-ce là le secret de Baraka.

Dans un hobby où l'on parle souvent de figurines, de règles ou de peinture, Borja rappelle qu'au fond, ce sont les personnes qui donnent vie à toutes ces passions.

Et c'est probablement pour cette raison que l'aventure Baraka ne fait que commencer...

 Retrouvez Baraka miniatures sur : 

Facebook : https://www.facebook.com/barakagameandmini

MyMiniFactory : https://www.myminifactory.com/profile/BarakaGamesandMiniatures

Merci d'avoir lu ce billet. La prochaine fois, je vous parlerai d'un créateur de talent : 

Roman Svarog (Baroco Miniatures) 

EXPLORING E-MINIATURE CREATORS — BARAKA MINIATURES (PART 1)

 Hello,

A few years ago I offered you a series of interviews with miniature painters I had the chance to meet, in person or virtually. I’m returning to that effort by offering a “portrait gallery” of miniature creators whose work I have admired. Regular readers of my blog know about my fondness for Spain. So it will come as no surprise that I’m starting with an Iberian company (Baraka Miniatures) and that this post is about the person behind that label (Borja Pérez de Lema). Before I begin, I want to thank Borja for his kindness and for the time he kindly spent answering my questions.

                                                               Borja ready to get stuck in...

Borja, the man who turns history’s dreams into miniatures 

Behind Baraka Games & Miniatures is a passionate lover of history, of games and of friendship. A meeting with Borja, a Spanish creator who prefers to speak about his team rather than about himself.

It only takes a few minutes of conversation to understand that Borja is not an entrepreneur like the others. He speaks of battles with the enthusiasm of a child, of his collaborators with deep affection, and of Baraka as a human adventure before it is a miniatures brand.

At 53, living in Boadilla del Monte near Madrid, he has preserved the passion that was born in the streets of Bilbao. A passion that led him to create hundreds of historical miniatures, several game rulesets, and an international community of players. Yet when asked to tell his story, he begins... with Hannibal.

His attachment to History does not stop at books or miniature battlefields. He likes to remind people that the town where he lives has a particularly rich past. During the Spanish Civil War, Boadilla del Monte was the scene of fierce fighting. In December 1936, the XI International Brigade defended the palace of the Infante Don Luis there. A few months later, during the Battle of Brunete, Oliver Law, the first African American to command a non-segregated American military unit—the famous Lincoln Battalion—was killed a few hundred meters from what is today Borja’s house while launching the assault on “Mosquito Hill.” A local story he recounts with emotion, which fuels his interest in the Spanish Civil War, now one of the major themes of Baraka’s creations.

It all began with Hannibal 

I think I was six years old when my father gave me Peter Connolly’s book Hannibal and the Enemies of Rome. From that moment, I became an unconditional admirer of Hannibal.” The memory remains vivid.

Then came the first tabletop wargames, the little bags of plastic soldiers bought at a haberdashery in Bilbao, the shop windows at Hobbies where he spent hours admiring models he could not always afford. “Other boys talked about Athletic Club’s victories. I dreamed of military strategies. I lined up my soldiers and invented battles for hours.” That taste for History never left him.

Long fascinated by Antiquity and the Second Punic War, he gradually opened up to all periods. Today the 16th century excites him as much as the Spanish Civil War, the First World War or contemporary special operations. “The more you discover History, the more you realise it is infinite. Every era has its heroes, its tragedies and its extraordinary stories.”

“I paint very badly...” 

The confession brings a smile.

Many imagine that a miniature designer must also be an accomplished painter. “Not at all! I really paint very badly. I have always admired those who can colour miniatures, but that is not my talent.” He recounts with humour his sometimes laborious attempts, mentions a dragon he painted with his daughter and a few historical figures to which he remains attached only because they are his.

Creation is his field. Imagining new collections. Inventing games. Bringing the right people together around a project. “I prefer to create what does not yet exist. That’s what motivates me.”

 

                                                                 Legionnaires in the Rif

The birth of Baraka 

Like many good stories, Baraka was born of a constraint. During the Covid pandemic, Brexit greatly complicated the supply of miniatures. “I told myself: why not create our own?” The idea immediately excited his circle of friends. The first subject almost naturally suggested itself: the Rif War. Then projects followed in quick succession: the Spanish Civil War, the 16th century, the Napoleonic campaigns. Today players know Baraka for original ranges that explore periods often ignored by the big manufacturers. “We do not do market research. We simply create the miniatures we want to see exist.” A phrase that perfectly sums up the spirit of the brand.


 

An adventure of friends above all  

As the conversation goes on, one detail stands out. Borja uses the word “we” far more often than “I.” Behind Baraka is a close-knit team where everyone contributes. “I consider myself a bit like a film producer. I launch projects, I coordinate everything, but then everyone brings their talent.” Miguel is the production director: he supervises range development and oversees the quality of each release. Edu is the historical reference: whenever a question arises about a uniform, a weapon or a campaign, the team turns to him.

Then there is Javier Serrano. When Borja mentions his name, his face lights up. “Javier is a true artist. An old rocker!” Initially Javier did not work in the miniature world; he created jewellery for a major Spanish brand. It was a mutual friend, Sito—musician in his rock band and club member—who introduced them. “He knew absolutely nothing about digital sculpting. But we immediately saw his talent. We invited him to join and he taught himself.” Today Javier is a partner at Baraka and one of the artisans behind the success of The Iron Duke.

The same philosophy guided the recruitment of Fanath. “We do not look for technicians. We look for artists.” Fanath had never sculpted historical miniatures before joining the team. His fresh perspective gives a distinctive identity to several collections, notably Guts & Doom.

For Borja, this diversity is a strength. “We are fortunate to be surrounded by extremely talented people. They are the ones who give soul to our projects.



 

Séptimo Grado, much more than a club 

It is impossible to understand Baraka without mentioning Séptimo Grado. For nearly twenty-five years Borja has been part of this Leganés club, considered one of the most active in Spain. “It is a second family.” About fifty members. Dozens of joint projects. Armies assembled collectively. Rules play-tested week after week. International tournaments. Last year the club even hosted players who came from as far as Australia for a world Bolt Action tournament. “When someone has an idea, others naturally come to help. It is this spirit that makes all the difference.” Listening to him, one understands that Baraka was born as much around gaming tables as in front of 3D modelling screens.

Creating rather than manufacturing 

Over the years Baraka has profoundly evolved its model. The production of physical miniatures has been abandoned. The team now offers exclusively 3D printing files. “We are creators, not logisticians.” The change allows them to devote all their energy to what truly excites them: creating, drawing, documenting, imagining—and above all reaching a global audience. “Today a Japanese player can print our Spanish soldiers at home. That was impossible a few years ago.”

Games for players  

The same philosophy drives the game rules developed by Baraka. Baraka & Fatalidad was born naturally around the table. Today Guts & Doom continues the legacy with an English edition aimed at an international audience. And already a new project occupies team discussions. Its name: NEPTUNE. A game dedicated to modern special operations, combining helicopters, commandos, naval interventions and special forces. Listening to Borja, ideas come faster than the time available to realise them. And that suits him perfectly. “We never plan our projects more than six months ahead. That leaves us the freedom to follow our inspiration. History will always offer new ideas.

More than a brand, a philosophy Closing my “notebook,” one thing becomes clear: Baraka was not built around a marketing plan. It was built around a band of friends. Enthusiasts who prefer to explore History’s forgotten pages rather than market trends. Creators who get more pleasure from discovering a new historical episode than from studying a sales chart. “We do not do this to make money. We do it because we love to create and to share that passion with other players.” 

Perhaps that is Baraka’s secret. In a hobby where people often talk about miniatures, rules, or painting, Borja reminds us that, at heart, it is the people who bring all these passions to life. And that is probably why the Baraka adventure is only just beginning... Find Baraka Miniatures on: Facebook: https://www.facebook.com/barakagameandmini MyMiniFactory: https://www.myminifactory.com/profile/BarakaGamesandMiniatures Thank you for reading this post. Next time I will tell you about a talented creator: Roman Svarog (Baroco Miniatures).

Perhaps that is Baraka’s secret. In a hobby where people often talk about miniatures, rules, or painting, Borja reminds us that, at heart, it is the people who bring all these passions to life.

And that is probably why the Baraka adventure is only just beginning...

Find Baraka Miniatures on:
Facebook: https://www.facebook.com/barakagameandmini
MyMiniFactory: https://www.myminifactory.com/profile/BarakaGamesandMiniatures

Thank you for reading this post. Next time I will tell you about a talented creator: 

Roman Svarog (Baroco Miniatures).

Perhaps that is Baraka’s secret. In a hobby where people often talk about miniatures, rules, or painting, Borja reminds us that, at heart, it is the people who bring all these passions to life. And that is probably why the Baraka adventure is only just beginning... Find Baraka Miniatures on: Facebook: https://www.facebook.com/barakagameandmini MyMiniFactory: https://www.myminifactory.com/profile/BarakaGamesandMiniatures Thank you for reading this post. Next time I will tell you about a talented creator: Roman Svarog (Baroco Miniatures).