samedi 11 juillet 2026

A LA DECOUVERTE DES E-CREATEURS DE FIGURINES : Roman Svarog (Baroco miniatures) 2


Portrait de créateur : Roman Svarog, de la sculpture traditionnelle à la révolution de la 3D

Derrière chaque créateur de figurines se cache une histoire. Celle de Roman Svarog est celle d’une passion née dans l’enfance, devenue un métier au fil des années. Sculpteur professionnel, peintre et joueur passionné, il partage aujourd’hui son temps entre son travail chez Puppetswar et le développement de son propre projet, Baroco Miniatures. Rencontre avec un créateur qui n’a jamais cessé de faire évoluer son art.

Une passion née dès l’enfance

Roman Svarog, de son vrai nom Roman Pasichnyuk, est âgé de 42 ans. Originaire d’Ukraine, il vit aujourd’hui à Rzeszów, en Pologne, où il est installé depuis plus de dix ans.

Sa passion pour les figurines remonte à l’enfance.

« Je m’intéresse à la création de petits soldats en pâte à modeler depuis mon enfance. »

Comme beaucoup de passionnés, il commence modestement en sculptant ses propres soldats et en peignant les figurines en plastique qu’il possède avec de la gouache.

Pendant ses études, il découvre les figurines historiques de collection au format 54 mm. Une révélation qui l’amène à sculpter et peindre ses propres pièces afin d’enrichir sa collection.

Quand le hobby devient un métier

La vie l’éloigne un temps du monde de la figurine. Architecte de profession, Roman fonde une famille — il est aujourd’hui père de deux enfants — tout en continuant à pratiquer sa passion durant son temps libre.

Quelques années plus tard, il perd son emploi et s’installe avec sa famille en Pologne. C’est alors qu’il décide de tenter de vivre de sa passion.

« J’ai essayé de transformer mon hobby en métier et j’ai immédiatement commencé à chercher du travail comme sculpteur. »

Ses recherches aboutissent rapidement puisqu’il rejoint Puppetswar, où il exerce depuis maintenant une dizaine d’années comme sculpteur professionnel.

Un peintre avant tout

Même si son métier est aujourd’hui la sculpture, Roman reste profondément attaché à la peinture de figurines.

« Je ne me contente pas de collectionner des petits soldats : je les peins aussi. »

Il peint aussi bien des figurines historiques que des armées issues d’univers fantastiques comme Warhammer 40,000 ou Age of Sigmar. Il apprécie également beaucoup les figurines au 1/72, une échelle qui occupe une place particulière dans son parcours.

Le temps lui manque souvent, mais il essaie malgré tout de consacrer au moins une heure chaque semaine à cette activité.

Le XVIIᵉ siècle, une source d’inspiration

Lorsqu’on évoque les périodes historiques qu’il affectionne, le XVIIᵉ siècle arrive immédiatement en tête.

« Ma période historique préférée est le XVIIᵉ siècle, et peut-être aussi le XVIIIᵉ siècle. »

Il apprécie également l’Antiquité et le Moyen Âge, des périodes qui nourrissent régulièrement son inspiration.

Les artistes qui l’ont marqué

Comme tout créateur, Roman s’est construit en admirant le travail d’autres sculpteurs.

Il cite notamment le talent d’Anton Derbilov, célèbre pour ses figurines historiques au 1/72 éditées par Strelets et Red Box.

« Il sculptait entièrement à la main, de manière traditionnelle, et ses œuvres sont magnifiques. »

Aujourd’hui, il admire également le travail de Lucas Luber, créateur de Piano Wargames.

« J’apprécie son niveau de détail et j’essaie d’atteindre la même qualité dans mes propres réalisations. »

Jouer avec des règles simples

Roman ne se limite pas à créer des figurines : il aime également les faire vivre sur les tables de jeu.

Il pratique aussi bien Warhammer que les systèmes One Page Rules, mais joue surtout à son propre jeu, Great 72.

Pensé principalement pour les figurines au 1/72, ce système fonctionne également avec des figurines de 28 mm sans nécessiter d’adaptation des règles.

« J’aime les règles simples et les parties courtes. »

Il a également découvert Lion Rampant et prévoit prochainement d’essayer Pikeman’s Lament.

Même s’il n’appartient officiellement à aucun club, il fréquente régulièrement un club de jeux de figurines de sa ville pour y jouer, notamment à Age of Sigmar.

Le passage à la sculpture numérique

La modélisation 3D est aujourd’hui au cœur de son activité, mais cette transition est relativement récente.

Il y a environ six ans, alors qu’il travaille déjà chez Puppetswar, son employeur lui annonce que les prochains projets seront réalisés avec ZBrush.

« J’ai commencé à apprendre la 3D grâce à YouTube. »

Son expérience d’architecte lui donne déjà quelques bases en modélisation, mais apprendre la sculpture numérique représente malgré tout un véritable défi.

Aujourd’hui, la 3D est devenue son principal outil de création.

Baroco Miniatures : donner vie au XVIIᵉ siècle

En parallèle de son activité chez Puppetswar, Roman développe désormais son propre projet : Baroco Miniatures.

Cette nouvelle gamme est dédiée aux figurines destinées à l’impression 3D. Les modèles pourront être imprimés dans différentes échelles, de 15 mm à 40 mm, même si Roman avoue avoir une préférence pour le 28 mm et le 1/72.

Le projet est entièrement consacré au XVIIᵉ siècle, avec une première collection dédiée aux Cosaques et aux armées de la République des Deux Nations (Pologne-Lituanie). D’autres armées européennes et asiatiques viendront progressivement enrichir la gamme.

Son objectif est ambitieux : proposer un nouveau set chaque mois.

« Je n’utiliserai pas de système d’abonnement : chacun pourra simplement acheter les modèles qui l’intéressent. »

Où découvrir son travail ?

Roman partage régulièrement ses créations sur sa chaîne YouTube Warbanda. Les vidéos sont réalisées en ukrainien, mais les démonstrations visuelles permettent de suivre facilement son travail, même sans parler la langue.

Une passion intacte

À travers son parcours, Roman Svarog illustre parfaitement ce qui anime de nombreux créateurs de figurines : une passion qui traverse les années, évolue avec les techniques et ne cesse de se renouveler.

De la sculpture traditionnelle à la modélisation 3D, il continue d’explorer de nouvelles approches sans perdre de vue ce qui l’anime depuis l’enfance : créer des figurines qui racontent une histoire. Avec Baroco Miniatures, il s’apprête à écrire un nouveau chapitre de cette aventure, au plus grand plaisir des amateurs de figurines historiques.

 Suivez Baroco miniatures sur Instagram.

EXPLORING E-MINIATURE CREATORS — Baroco Miniatures 2

 

Creator portrait: Roman Svarog, from traditional sculpture to the 3D revolution

 

Behind each figurine creator hides a story. That of Roman Svarog is that of a passion born in childhood, which became a profession over the years. A professional sculptor, painter and avid player, he now splits his time between working at Puppetswar and developing his own project, Baroco Miniatures. Meeting with a creator who has never stopped developing his art.


A passion born from childhood

Roman Svarog, whose real name is Roman Pasichnyuk, is 42 years old. Originally from Ukraine, he now lives in Rzeszów, Poland, where he has lived for over ten years.

His passion for figurines goes back to childhood.

"I have been interested in creating toy soldiers out of plasticine since my childhood."

Like many enthusiasts, he started modestly by sculpting his own soldiers and painting the plastic figurines he owned with gouache.

During his studies, he discovered historical collectible figurines in 54 mm format. A revelation that led him to sculpt and paint his own pieces in order to enrich his collection.


When the hobby becomes a job

Life takes him away from the world of the figurine for a while. An architect by profession, Roman has started a family—he is now the father of two children—while continuing to pursue his passion in his spare time.

A few years later, he lost his job and moved with his family to Poland. That’s when he decided to try to live off his passion.

"I tried to turn my hobby into a job and immediately started looking for work as a sculptor."

His research quickly succeeded since he joined Puppetswar, where he has been working for about ten years as a professional sculptor.

A painter above all

Even though his profession today is sculpture, Roman remains deeply attached to figurine painting.

"I don’t just collect little soldiers: I paint them too."

He paints historical figurines as well as armies from fantastic universes like Warhammer 40,000 or Age of Sigmar. He also likes figurines at 1/72, a scale that occupies a special place in his career.

He often misses time, but tries to devote at least one hour each week to this activity.

The 17th century, a source of inspiration

When we talk about the historical periods he likes, the 17th century immediately comes first.

"My favorite historical period is the 17th century, and maybe also the 18th century."

He also appreciated the Antiquity and the Middle Ages, periods that regularly nourish his inspiration.

The artists who marked him

Like any creator, Roman was built by admiring the work of other sculptors.

He notably mentions the talent of Anton Derbilov, famous for his historical figurines in 1/72 edited by Strelets and Red Box.

"He sculpted entirely by hand, in a traditional way, and his works are magnificent."

Today, he also admires the work of Lucas Luber, creator of Piano Wargames.

"I appreciate its level of detail and try to achieve the same quality in my own creations."


Play with simple rules

Roman is not limited to creating figurines: he also likes to make them live on the game tables.

He practices both Warhammer and One Page Rules systems, but mostly plays his own game, Great 72.

Designed mainly for 1/72 action figures, this system also works with 28 mm action figures without the need to adapt rules.

"I like simple rules and short games."

He also discovered Lion Rampant and plans to try Pikeman’s Lament soon.


Even though he does not officially belong to any club, he regularly attends a miniature game club in his city to play there, notably at Age of Sigmar.

The transition to digital sculpture

3D modeling is now at the heart of its activity, but this transition is relatively recent.

About six years ago, when he was already working at Puppetswar, his employer told him that the next projects would be carried out with ZBrush.

"I started learning 3D through YouTube."

His experience as an architect already gives him some basics in modeling, but learning digital sculpture still represents a real challenge.

Today, 3D has become his main creative tool.


Baroco Miniatures: bringing the 17th century to life

In parallel with his activity at Puppetswar, Roman is now developing his own project: Baroco Miniatures.

This new range is dedicated to figurines intended for 3D printing. The models could be printed in different scales, from 15 mm to 40 mm, even if Roman admits to having a preference for 28 mm and 1/72.

The project is entirely devoted to the 17th century, with an early collection dedicated to the Cossacks and armies of the Polish-Lithuanian Commonwealth. Other European and Asian armies will gradually expand the range.

His goal is ambitious: to offer a new set every month.

"I will not use a subscription system: everyone can simply buy the models they are interested in."

Where to discover one’s work?

Roman regularly shares his creations on his YouTube channel Warbanda. The videos are made in Ukrainian, but the visual demonstrations make it easy to follow his work, even without speaking the language.


An intact passion

Through his career, Roman Svarog perfectly illustrates what drives many figurine creators: a passion that spans the years, evolves with techniques and continues to renew itself.

From traditional sculpture to 3D modeling, he continues to explore new approaches without losing sight of what has been driving him since childhood: creating figurines that tell a story. With Baroco Miniatures, he is about to write a new chapter of this adventure, to the delight of lovers of historical figurines.

 Baroco miniatures in Instagram

samedi 4 juillet 2026

A LA DECOUVERTE DES E-CREATEURS DE FIGURINES : BARAKA MINIATURES (1)

  Bonjour,

Il y a quelques années, je vous avais proposé quelques interviews de peindre de figurines que j'avais eu l'occasion de rencontrer réellement ou virtuellement. Je me relance dans cette démarche en vous proposant une "galerie de portrait" de créateurs de figurines dont j'ai eu l'occasion d'admirer les réalisations. Ceux qui fréquentent mon blog connaissent mon attachement à l'Espagnol. Ils ne seront donc pas surpris que je commence par une firme ibérique (Baraka miniatures) et que je vous parle dans ce billet de celui qui se cache derrière ce label (Borja Pérez de Lema). 


Avant de débuter, je tiens à remercier Borja pour sa gentillesse et pour le temps qu'il a consacré à répondre à mes questions.

                                                               Borja prêt à en découdre... 

Borja, l'homme qui transforme les rêves d'histoire en figurines

Derrière Baraka Games & Miniatures se cache un passionné d'histoire, de jeux et d'amitié. Rencontre avec Borja, un créateur espagnol qui préfère parler de son équipe plutôt que de lui-même.

Il suffit de quelques minutes de conversation pour comprendre que Borja n'est pas un entrepreneur comme les autres. Il parle de batailles avec l'enthousiasme d'un enfant, de ses collaborateurs avec une profonde affection et de Baraka comme d'une aventure humaine avant d'être une marque de figurines.

À 53 ans, installé à Boadilla del Monte, près de Madrid, il garde intacte la passion née dans les rues de Bilbao. Une passion qui l'a conduit à créer des centaines de figurines historiques, plusieurs règles de jeu et une communauté internationale de joueurs. Pourtant, lorsqu'on lui demande de raconter son parcours, il commence... par Hannibal.

Son attachement à l'Histoire ne s'arrête d'ailleurs pas aux livres ou aux champs de bataille miniatures. Il aime rappeler que la ville où il vit possède un passé particulièrement riche. Pendant la guerre civile espagnole, Boadilla del Monte fut le théâtre de combats acharnés. En décembre 1936, la XI Brigade internationale y défendit le palais de l'infant Don Luis. Quelques mois plus tard, lors de la bataille de Brunete, Oliver Law, premier Afro-Américain à commander une unité militaire américaine non ségréguée, le célèbre Lincoln Battalion, trouva la mort à quelques centaines de mètres de ce qui est aujourd'hui la maison de Borja, en lançant l'assaut sur le « sommet Mosquito ». Une histoire locale qu'il évoque avec émotion et qui nourrit son intérêt pour la guerre civile espagnole, devenue l'un des thèmes majeurs des créations de Baraka.

Tout a commencé avec Hannibal

« Je crois que j'avais six ans lorsque mon père m'a offert le livre Hannibal et les ennemis de Rome de Peter Connolly. À partir de ce moment-là, je suis devenu un admirateur inconditionnel d'Hannibal. »

Le souvenir est intact.

Puis viennent les premiers wargames sur plateau, les sachets de soldats en plastique achetés dans une mercerie de Bilbao, les vitrines du magasin Hobbies où il passe des heures à admirer des maquettes qu'il ne peut pas toujours s'offrir.

« Les autres garçons parlaient des victoires de l'Athletic Club. Moi, je rêvais de stratégies militaires. Je mettais mes soldats en rang et j'inventais des batailles pendant des heures. »

Ce goût pour l'Histoire ne l'a jamais quitté.

Longtemps fasciné par l'Antiquité et la Deuxième Guerre punique, il s'est progressivement ouvert à toutes les périodes. Aujourd'hui, le XVI siècle le passionne autant que la guerre civile espagnole, la Première Guerre mondiale ou les opérations spéciales contemporaines.

« Plus on découvre l'Histoire, plus on se rend compte qu'elle est infinie. Chaque époque possède ses héros, ses drames et ses histoires extraordinaires. »

« Je peins très mal... »

La confidence fait sourire.

Car beaucoup imaginent qu'un créateur de figurines est forcément un peintre accompli.

« Pas du tout ! Je peins vraiment très mal. J'ai toujours admiré ceux qui savent mettre les figurines en couleur, mais ce n'est pas mon talent. »

Il raconte avec humour ses tentatives parfois laborieuses, évoque un dragon peint avec sa fille et quelques figurines historiques auxquelles il reste attaché uniquement parce qu'elles sont les siennes.

Son domaine, c'est la création.

Imaginer des collections inédites.

Inventer des jeux.

Réunir les bonnes personnes autour d'un projet.

« Je préfère créer ce qui n'existe pas encore. C'est ce qui me motive. »

                                                             Légionnaires dans le Rif

La naissance de Baraka

Comme beaucoup de belles histoires, celle de Baraka est née d'une contrainte.

Pendant la pandémie de Covid, le Brexit complique fortement l'approvisionnement en figurines.

« Je me suis dit : pourquoi ne pas créer les nôtres ? »

L'idée enthousiasme immédiatement son cercle d'amis.

Le premier sujet s'impose presque naturellement : la guerre du Rif.

Puis les projets s'enchaînent.

La guerre civile espagnole.

Le XVI siècle.

Les campagnes napoléoniennes.

Aujourd'hui, les joueurs connaissent Baraka pour des gammes originales qui explorent des périodes souvent ignorées par les grands fabricants.

« Nous ne faisons pas d'études de marché. Nous créons simplement les figurines que nous avons envie de voir exister. »

Une phrase qui résume parfaitement l'esprit de la marque.

Une aventure d'amis avant tout

Au fil de la conversation, un détail saute aux yeux.

Borja utilise beaucoup plus souvent le mot « nous » que le mot « je ».

Derrière Baraka se trouve une équipe soudée où chacun apporte sa pierre à l'édifice.

« Je me considère un peu comme le producteur d'un film. Je lance les projets, je coordonne l'ensemble, mais ensuite chacun apporte son talent. »

Miguel est le directeur de production. C'est lui qui supervise le développement des gammes et veille à la qualité de chaque sortie.

Edu est le référent historique. Lorsque la moindre question surgit sur un uniforme, une arme ou une campagne militaire, c'est vers lui que l'équipe se tourne.

Puis il y a Javier Serrano.

Lorsque Borja évoque son nom, son visage s'illumine.

« Javier est un véritable artiste. Un vieux rocker ! »

À l'origine, Javier ne travaille pas dans le monde de la figurine. Il est créateur de bijoux pour une grande marque espagnole. C'est un ami commun, Sito, musicien dans son groupe de rock et membre du club, qui les met en relation.

« Il ne connaissait absolument rien à la sculpture numérique. Mais nous avons immédiatement vu son talent. Nous lui avons proposé de nous rejoindre et il a tout appris en autodidacte. »

Aujourd'hui, Javier est associé de Baraka et l'un des artisans du succès de The Iron Duke.

La même philosophie a guidé le recrutement de Fanath.

« Nous ne cherchons pas des techniciens. Nous cherchons des artistes. »

Fanath n'avait jamais sculpté de figurines historiques avant de rejoindre l'équipe. Son regard neuf apporte une identité particulière à plusieurs collections, notamment Guts & Doom.

Pour Borja, cette diversité est une richesse.

« Nous avons la chance d'être entourés de gens extrêmement talentueux. Ce sont eux qui donnent une âme à nos projets. »


Séptimo Grado, bien plus qu'un club

Impossible de comprendre Baraka sans parler de Séptimo Grado.

Depuis près de vingt-cinq ans, Borja fait partie de ce club de Leganés, considéré comme l'un des plus actifs d'Espagne.

« C'est une deuxième famille. »

Une cinquantaine de membres.

Des dizaines de projets communs.

Des armées montées collectivement.

Des règles testées semaine après semaine.

Des tournois internationaux.

L'an dernier, le club a même accueilli des joueurs venus jusqu'à... l'Australie pour un tournoi mondial de Bolt Action.

« Quand quelqu'un lance une idée, les autres viennent naturellement lui donner un coup de main. C'est cet état d'esprit qui fait toute la différence. »

En l'écoutant, on comprend que Baraka est né autant autour des tables de jeu que devant les écrans de modélisation 3D.

Créer plutôt que fabriquer

Au fil des années, Baraka a profondément fait évoluer son modèle.

La fabrication de figurines physiques a été abandonnée.

L'équipe propose désormais exclusivement des fichiers d'impression 3D.

« Nous sommes des créateurs, pas des logisticiens. »

Le changement permet de consacrer toute l'énergie à ce qui les passionne vraiment.

Créer.

Dessiner.

Documenter.

Imaginer.

Et surtout toucher un public mondial.

« Aujourd'hui, un joueur japonais peut imprimer nos soldats espagnols chez lui. C'était impossible il y a quelques années. »


Des jeux pour les joueurs

La même philosophie anime les règles de jeu développées par Baraka.

Baraka & Fatalidad est né naturellement autour de la table.

Aujourd'hui, Guts & Doom prend le relais avec une édition anglaise destinée à un public international.

Et déjà un nouveau projet occupe les discussions de l'équipe.

Son nom : NEPTUNE.

Un jeu consacré aux opérations spéciales modernes, mêlant hélicoptères, commandos, interventions navales et forces spéciales.

À écouter Borja, les idées arrivent plus vite que le temps disponible pour les réaliser.

Et cela lui convient parfaitement.

« Nous ne planifions jamais nos projets à plus de six mois. Cela nous laisse la liberté de suivre notre inspiration. L'Histoire nous offrira toujours de nouvelles idées. »


Plus qu'une marque, une philosophie

En refermant mon "carnet de notes", une évidence s'impose : Baraka ne s'est pas construite autour d'un plan marketing. Elle s'est construite autour d'une bande d'amis. Des passionnés qui préfèrent explorer les pages oubliées de l'Histoire plutôt que les tendances du marché. Des créateurs qui se réjouissent davantage de découvrir un nouvel épisode historique que de consulter un tableau de ventes.

« Nous ne faisons pas cela pour gagner de l'argent. Nous le faisons parce que nous aimons créer et partager cette passion avec d'autres joueurs. »

Sans doute est-ce là le secret de Baraka.

Dans un hobby où l'on parle souvent de figurines, de règles ou de peinture, Borja rappelle qu'au fond, ce sont les personnes qui donnent vie à toutes ces passions.

Et c'est probablement pour cette raison que l'aventure Baraka ne fait que commencer...

 Retrouvez Baraka miniatures sur : 

Facebook : https://www.facebook.com/barakagameandmini

MyMiniFactory : https://www.myminifactory.com/profile/BarakaGamesandMiniatures

Merci d'avoir lu ce billet. La prochaine fois, je vous parlerai d'un créateur de talent : 

Roman Svarog (Baroco Miniatures) 

EXPLORING E-MINIATURE CREATORS — BARAKA MINIATURES (PART 1)

 Hello,

A few years ago I offered you a series of interviews with miniature painters I had the chance to meet, in person or virtually. I’m returning to that effort by offering a “portrait gallery” of miniature creators whose work I have admired. Regular readers of my blog know about my fondness for Spain. So it will come as no surprise that I’m starting with an Iberian company (Baraka Miniatures) and that this post is about the person behind that label (Borja Pérez de Lema). Before I begin, I want to thank Borja for his kindness and for the time he kindly spent answering my questions.

                                                               Borja ready to get stuck in...

Borja, the man who turns history’s dreams into miniatures 

Behind Baraka Games & Miniatures is a passionate lover of history, of games and of friendship. A meeting with Borja, a Spanish creator who prefers to speak about his team rather than about himself.

It only takes a few minutes of conversation to understand that Borja is not an entrepreneur like the others. He speaks of battles with the enthusiasm of a child, of his collaborators with deep affection, and of Baraka as a human adventure before it is a miniatures brand.

At 53, living in Boadilla del Monte near Madrid, he has preserved the passion that was born in the streets of Bilbao. A passion that led him to create hundreds of historical miniatures, several game rulesets, and an international community of players. Yet when asked to tell his story, he begins... with Hannibal.

His attachment to History does not stop at books or miniature battlefields. He likes to remind people that the town where he lives has a particularly rich past. During the Spanish Civil War, Boadilla del Monte was the scene of fierce fighting. In December 1936, the XI International Brigade defended the palace of the Infante Don Luis there. A few months later, during the Battle of Brunete, Oliver Law, the first African American to command a non-segregated American military unit—the famous Lincoln Battalion—was killed a few hundred meters from what is today Borja’s house while launching the assault on “Mosquito Hill.” A local story he recounts with emotion, which fuels his interest in the Spanish Civil War, now one of the major themes of Baraka’s creations.

It all began with Hannibal 

I think I was six years old when my father gave me Peter Connolly’s book Hannibal and the Enemies of Rome. From that moment, I became an unconditional admirer of Hannibal.” The memory remains vivid.

Then came the first tabletop wargames, the little bags of plastic soldiers bought at a haberdashery in Bilbao, the shop windows at Hobbies where he spent hours admiring models he could not always afford. “Other boys talked about Athletic Club’s victories. I dreamed of military strategies. I lined up my soldiers and invented battles for hours.” That taste for History never left him.

Long fascinated by Antiquity and the Second Punic War, he gradually opened up to all periods. Today the 16th century excites him as much as the Spanish Civil War, the First World War or contemporary special operations. “The more you discover History, the more you realise it is infinite. Every era has its heroes, its tragedies and its extraordinary stories.”

“I paint very badly...” 

The confession brings a smile.

Many imagine that a miniature designer must also be an accomplished painter. “Not at all! I really paint very badly. I have always admired those who can colour miniatures, but that is not my talent.” He recounts with humour his sometimes laborious attempts, mentions a dragon he painted with his daughter and a few historical figures to which he remains attached only because they are his.

Creation is his field. Imagining new collections. Inventing games. Bringing the right people together around a project. “I prefer to create what does not yet exist. That’s what motivates me.”

 

                                                                 Legionnaires in the Rif

The birth of Baraka 

Like many good stories, Baraka was born of a constraint. During the Covid pandemic, Brexit greatly complicated the supply of miniatures. “I told myself: why not create our own?” The idea immediately excited his circle of friends. The first subject almost naturally suggested itself: the Rif War. Then projects followed in quick succession: the Spanish Civil War, the 16th century, the Napoleonic campaigns. Today players know Baraka for original ranges that explore periods often ignored by the big manufacturers. “We do not do market research. We simply create the miniatures we want to see exist.” A phrase that perfectly sums up the spirit of the brand.


 

An adventure of friends above all  

As the conversation goes on, one detail stands out. Borja uses the word “we” far more often than “I.” Behind Baraka is a close-knit team where everyone contributes. “I consider myself a bit like a film producer. I launch projects, I coordinate everything, but then everyone brings their talent.” Miguel is the production director: he supervises range development and oversees the quality of each release. Edu is the historical reference: whenever a question arises about a uniform, a weapon or a campaign, the team turns to him.

Then there is Javier Serrano. When Borja mentions his name, his face lights up. “Javier is a true artist. An old rocker!” Initially Javier did not work in the miniature world; he created jewellery for a major Spanish brand. It was a mutual friend, Sito—musician in his rock band and club member—who introduced them. “He knew absolutely nothing about digital sculpting. But we immediately saw his talent. We invited him to join and he taught himself.” Today Javier is a partner at Baraka and one of the artisans behind the success of The Iron Duke.

The same philosophy guided the recruitment of Fanath. “We do not look for technicians. We look for artists.” Fanath had never sculpted historical miniatures before joining the team. His fresh perspective gives a distinctive identity to several collections, notably Guts & Doom.

For Borja, this diversity is a strength. “We are fortunate to be surrounded by extremely talented people. They are the ones who give soul to our projects.



 

Séptimo Grado, much more than a club 

It is impossible to understand Baraka without mentioning Séptimo Grado. For nearly twenty-five years Borja has been part of this Leganés club, considered one of the most active in Spain. “It is a second family.” About fifty members. Dozens of joint projects. Armies assembled collectively. Rules play-tested week after week. International tournaments. Last year the club even hosted players who came from as far as Australia for a world Bolt Action tournament. “When someone has an idea, others naturally come to help. It is this spirit that makes all the difference.” Listening to him, one understands that Baraka was born as much around gaming tables as in front of 3D modelling screens.

Creating rather than manufacturing 

Over the years Baraka has profoundly evolved its model. The production of physical miniatures has been abandoned. The team now offers exclusively 3D printing files. “We are creators, not logisticians.” The change allows them to devote all their energy to what truly excites them: creating, drawing, documenting, imagining—and above all reaching a global audience. “Today a Japanese player can print our Spanish soldiers at home. That was impossible a few years ago.”

Games for players  

The same philosophy drives the game rules developed by Baraka. Baraka & Fatalidad was born naturally around the table. Today Guts & Doom continues the legacy with an English edition aimed at an international audience. And already a new project occupies team discussions. Its name: NEPTUNE. A game dedicated to modern special operations, combining helicopters, commandos, naval interventions and special forces. Listening to Borja, ideas come faster than the time available to realise them. And that suits him perfectly. “We never plan our projects more than six months ahead. That leaves us the freedom to follow our inspiration. History will always offer new ideas.

More than a brand, a philosophy Closing my “notebook,” one thing becomes clear: Baraka was not built around a marketing plan. It was built around a band of friends. Enthusiasts who prefer to explore History’s forgotten pages rather than market trends. Creators who get more pleasure from discovering a new historical episode than from studying a sales chart. “We do not do this to make money. We do it because we love to create and to share that passion with other players.” 

Perhaps that is Baraka’s secret. In a hobby where people often talk about miniatures, rules, or painting, Borja reminds us that, at heart, it is the people who bring all these passions to life. And that is probably why the Baraka adventure is only just beginning... Find Baraka Miniatures on: Facebook: https://www.facebook.com/barakagameandmini MyMiniFactory: https://www.myminifactory.com/profile/BarakaGamesandMiniatures Thank you for reading this post. Next time I will tell you about a talented creator: Roman Svarog (Baroco Miniatures).

Perhaps that is Baraka’s secret. In a hobby where people often talk about miniatures, rules, or painting, Borja reminds us that, at heart, it is the people who bring all these passions to life.

And that is probably why the Baraka adventure is only just beginning...

Find Baraka Miniatures on:
Facebook: https://www.facebook.com/barakagameandmini
MyMiniFactory: https://www.myminifactory.com/profile/BarakaGamesandMiniatures

Thank you for reading this post. Next time I will tell you about a talented creator: 

Roman Svarog (Baroco Miniatures).

Perhaps that is Baraka’s secret. In a hobby where people often talk about miniatures, rules, or painting, Borja reminds us that, at heart, it is the people who bring all these passions to life. And that is probably why the Baraka adventure is only just beginning... Find Baraka Miniatures on: Facebook: https://www.facebook.com/barakagameandmini MyMiniFactory: https://www.myminifactory.com/profile/BarakaGamesandMiniatures Thank you for reading this post. Next time I will tell you about a talented creator: Roman Svarog (Baroco Miniatures).

mercredi 6 mai 2026

Projet "Bataille de Canope" (21 mars 1801)

 Bonjour,

 Quelques photos de mes premières figurines pour un projet autour de la bataille de Canope (21 mars 1801) durant la campagne d'Egypte.  

Les figurines sont des 28mm métal de chez Perry miniatures.

 


A très vite pour la suite ! 

 

Un long temps d'absence !

 Plus de trois ans sans publier... ! Ce silence ne veut pas dire que je n'ai pas peint mais que ma vie familiale et professionnelle ne m'a pas laissé suffisamment de temps pour alimenter mon blog. J'ai cependant posté sur Facebook des photos de mes réalisations. Le moment me semble cependant venu de réinvestir ce blog. Alors, je vous donne rendez-vous très prochainement pour reprendre ensemble l'aventure de notre Passion figurines ;-) 


 

dimanche 29 janvier 2023

Guardias civiles (Empress 28mm)

Dans le cadre de la reprise de mon projet Guerre civile espagnole, voici un groupe de gardes civils. Contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes, environ 50% de ces troupes sont restées fidèles à la République et finirent par prendre le nom plu "démocratique" de Guardia nacional republicana.  Certains historiens considèrent que la garde civile joua un rôle décisif lors des premiers jours du conflit en affirmant que le soulèvement triompha dans les zones où la guardia rejoignit le mouvement et échoua dans les territoires où la guardia demeura fidèle au gouvernement légal.  

source : https://www.larazon.es/cultura/la-corta-vida-de-la-guardia-nacional-republicana-JF17039891/ 

Ces figurines pourront donc être, au moins pour la fin d'année 1936, engagées dans les deux camps... 

Cette magnifique photo témoigne de l'engagement des gardes civils au sein des troupes restées loyales à l République.

Source : La guerra civil espanola en color

Place aux figurines ! Il s'agit de 28mm de chez Empress miniatures. Très agréables à peindre malgré des postures parfois un peu rigides.

  Officiers
Sous-officiers
Troupes
Troupes
En action !Les guardias civiles partent à l'assaut d'un village avec le soutien d'une tanquette italienne...






Et maintenant, au boulot, avec les gardes d'assaut ! 
 
A très bientôt !