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samedi 7 septembre 2013

A la découverte du fabricant Corvus Belli

     A quoi reconnaît-on un blog d'enseignant ??? Réponse : les publications sont souvent rares en septembre pour cause de rentrée scolaire...
     Bien qu'ayant eu des figurines et de bons bouquins pour mon "changement de dizaine", je n'ai pas trop le loisir (et l'énergie) en ce moment de me consacrer à la peinture et à la lecture-plaisir... Espérons que ça se calmera dans les semaines à venir... Mais trêve de bavardages !

     Aujourd'hui, je vous propose de vous présenter le fabricant Corvus Belli. Cet article ne prendra pas la forme d'une interview car ce qui suit est en fait la traduction d'un article consacré à cette firme et publié dans la revue espagnole Desperta Ferro. Son directeur, Javier Gomez Valero, m'a très gentiment autorisé à publier cette VF. 

      "Corvus Belli est un fabricant de figurines galicien. Cette entreprise fut fondée en 2001 par Carlos Torres, Pilar Rivero et Fernando Liste avec l'idée utopique (mais pas tant que cela) d'être leurs propres patrons et de travailler autour de leur passion. Même si, dès le départ, le fantastique les attirait davantage, ils décidèrent de commencer par des gammes historiques. Le nom de Corvus Belli futy choisi en l'honneur de la déesse celtes Morrigan qui survolait les champs de bataille en prenant l'apparence d'un corbeau.  Même s'ils reçurent des aides financières et techniques, les débuts furent difficiles : tout commença dans un garage où les figurines étaient fondues dans une mini centrifugeuse anglaise de marque Tiranti (en gardant le manteau en hiver pour se protéger du froid qui régnait dans le lieu...) avant d'être empaquetées dans une pièce de la maison. Tout était réalisé de A à Z : recherches; sculpture, peinture, design, fabrication, vente, etc. Une charge énorme de travail mais qui permettait de garantir la qualité à toutes les étapes du processus. L'engagement initial était clair : la qualité et la variété (pas seulement en changeant les têtes et en utilisant le même corps mais en proposant des figurines complètement différentes) seraient de mises pour toutes les gammes. Ils proposèrent d'abord une série de guerriers celtes, en raison d'un attrait pour cette culture, qui furent suivis par des romains Haut Empire. Bien que de nouvelles gammes furent ensuite proposées (Numides, Celtibères, Carthaginois et Guerre de Cents Ans), les deux premières gammes du catalogue historique continuent d'être les plus vendues (un musée allemand a passé une commande pour représenter une légion romaine composée de 5000 fantassins et 2000 cavaliers ! ). 





      Malheureusement pour leurs fans, les figurines historiques ne suffirent pas à rendre l'entreprise "rentable" ce qui amena ses dirigeant à développer un jeu de science fiction et une gamme de figurines associée : Infinity. Le succès fut retentissant et, en 2005, l'entreprise passa de 4 à 8 salariés.


      Actuellement, l'entreprise emploie 25 salariés avec un chiffre d'affaire supérieur au million d'euros. Corvus Belli est actuellement une des entreprises les plus solides dans le monde de la figurine et un modèle de gestion. Les fondateurs de Corvus Belli n'en oublient pas pour autant leurs débuts et ils conservent dans leur bureau une mappemonde où des points de couleurs indiquent les pays où ils ont conquis peu à peu des marchés."

     Espérons que Corvus Belli nous proposera prochainement une nouvelle gamme historique car, je dois l'avouer, j'aime beaucoup cette marque (j'ai une armée gauloise en attente ainsi que des celtibères).

Bon week-end.

mercredi 21 août 2013

Rencontre avec le directeur de BreakingWar

      La revue BreakingWar, née en juin 2012, fait maintenant figure de référence dans le monde de la figurine hispanophone. Un version anglaise devrait lui permettre de partir à la conquête de nouveaux territoires... Joaquin Ruiz, son sympathique directeur (que j'ai eu l'occasion de rencontrer l'année dernière à Barcelone lors de Alpha Ares), a accepté à son tour de se prêter au jeu de l'interview virtuelle.
Un peu de pub... ;-)

Quel âge as-tu ?
Je suis né en avril 1970 à Séville et j’ai reçu le prénom de Joaquin (même si la plupart des gens m’appellent Quino).

Où vis-tu ?
Actuellement à Malaga.

Peins-tu des figurines ? Depuis combien de temps ?
J’ai plus de 3000 figurines dont 2000 peintes mais une faible proportion l’a été par mes soins. J’ai à peine le temps de jouer alors imagine-toi pour peindre…
 
Comment as-tu découvert les figurines et le modélisme ?
EN 1990, j’ai commencé à peindre des figurines. Je ne me souviens pas vraiment de mes motivations réelles mais je me souviens que, tout petit, j’étais passionné de modélisme et j’achetais des boîtes de maquettes d’avion et de bateau mais que je parvenais rarement à les monter et à les peindre.

Peins-tu uniquement des figurines historiques ?
Actuellement oui mais ma passion du jeu m’a amené à peindre des figurines pour Warhammer 4000 ou des jeux de Gamesworkshop.

Quelles sont tes périodes de prédilection ?
Ma période préférée est l’Antiquité. J’aime beaucoup lire des nouvelles historiques sur cette période et ensuite me documenter plus précisément (la lecture et l’Histoire sont mes autres passions…

Quelle est ton échelle favorite ? Ta marque préférée ?  
Sans aucun doute le 15-18mm mais j’ai de plus en plus d’intérêt pour collectionner et peindre les figurines 28mm.

Quelles sont les règles que tu pratiques ?
Ma règle préférée est DBM et actuellement Field Of GLory même si j’aime bien tester d’autres règles comme SAGA et Bolt Action.

Es-tu membre d’un club ?
EN 20 ans de jeu, je n’ai été membre que de deux clubs. J’ai fondé, et je suis toujours membre, de l’un d’eux : le CLUB LANDWEHR.

As-tu un blog ?  
Non mais j’ai un site web et un Facebook… celui de la revue Breakingwar.com

Comment a commencé l’aventure BreakingWar?
Ce serait trop long à raconter mais en gros un ami m’a entraîné (rires) et, sans lui, nous ne serions pas en train de discuter…
Pour faire court, nous avons décidé d’occuper la place laissée par la revue Wargames Soldados y Estrategia qui, lors de sa disparition, nous a laissé « orphelins ». J’espère qu’avec le temps, notre travail sera reconnu par la plupart des « aficionados ».

Et le projet “Painting War” ?
Avec ce projet, nous avions à l’esprit que nous allions offrir aux passionnés ce qu’ils recherchaient… Je suis un passionné depuis de longues années et cette revue, comme BreakingWar, est conçue et réalisée comme une revue que j’aimerais trouver en kiosque, librairie ou boutique spécialisée… Nous pensons qu’elle suscitera l’intérêt car plusieurs personnes du monde de la figurine ont participé à son élaboration en donnant leur avis et apportant leur pierre à l’édifice.

Quels sont tes nouveaux projets ?
Notre premier objectif est de continuer à développer et à améliorer les deux revues que nous éditons (BreakingWar et PaintingWar). Nous croyons beaucoup en elles et nous pensons que nous avons déjà bien progressé. Mais si tu veux parler de nouveaux produits, nous allons lancer en décembre prochain une nouvelle ligne éditoriale consacrée au fantastique : FantasyWar.  Cette nouvelle revue s’adressera aux passionnés de science fiction et de fantastique. Elle sera de la même veine que BreakingWar avec des scénarios et la présentation de toutes les nouveautés.
Il y aura d’autres choses mais il est trop tôt pour en parler… Nous aurons l’occasion d’en reparler l’année prochaine…

Merci à Quino pour ses réponses. Je ne manquerai pas de vous tenir informés des nouveaux projets de la revue... 

Quelques mots sur le numéro 7 de BreakingWar...


 Le dossier de ce numéro est consacré à "l'Empire espagnol". Vous pourrez y lire un long article sur les figurines disponibles pour la période Renaissance du 2mm au 28mm. La version Renaissance de FoG y est passée au crible. Un article sur la bataille de Nordlingen vous est proposé ainsi qu'un scénario pour FoGR. Enfin, un pas à pas traitant de la peinture d'un arquebusier des Tercios sera lu avec profits. 
Pour le reste, divers scénarii WW2 et Empire sont à parcourir au fil des pages mais j'attirerai surtout votre attention sur un article signé par Ruben Torregrosa (que j'ai eu le plaisir d'interviewer...) traitant du matériel nécessaire pour peindre les figurines s'adressant aux débutants mais aussi aux peintres chevronnés. Il y évoque notamment la palette humide dont je vous parlerai prochainement. 

A très vite !



mercredi 14 août 2013

Rencontre avec Javier Gomez (El Mercenario)

     Voici la 4ème interview d'un peintre pour qui j'ai une admiration profonde tant pour son travail de peinture que pour ses qualités humaines. J'ai nomme Javier Gomez alias El Mercenario


Quel âge as-tu ?
J’ai 35 ans

Où vis-tu ?
Bien que je sois natif de Madrid, cela fait 6 ans que je suis installé à Barcelone.

Depuis combien de temps peins-tu ?
Je ne m’en souviens pas précisément…  Tout petit, vers la fin des années 80, je jouais à Donjon et Dragons avec mes grands frères qui achetèrent alors les premières figurines mises sur le marché en Espagne. Le terme de « figurine » désignait alors un amas de plomb 100% toxique… Mon père était peintre et il y a donc toujours eu de la peinture à la maison. C’est ainsi que j’ai commencé. Peu à peu, je me suis mis à acheter aussi mes propres figurines et à la peindre… à la Humbrol.

Comment as-tu découvert le monde des figurines ?
Peu de temps après, mes frères ouvrirent un magasin de jeu et miniatures appelé « El Baluarte » (trad. : le bastion). J’y découvris d’abord différents jeux de rôles et des figurines heroic-fantasy (essentiellement Warhammer). Grâce à un ami passionné de wargames historiques, ils commencèrent à vendre des figurines d’autres marques et sans trop savoir pourquoi je me suis retrouvé à peindre des russes en 15mm et à jouer Premier Empire…

Peins-tu uniquement des figurines historiques ?
A 99,9%. Peindre implique une motivation et le fantastique, sauf rares exceptions (comme Game of Thrones), a cessé de m’intéresser depuis longtemps. D’après moi, il ne faut pas voir le fantastique comme un rival de l’historique

Quelles sont tes périodes favorites ?
Cela dépend des semaines, du dernier livre lu ou du dernier film vu… Je suis un « polytoxicomane » de ce hobby ! Cependant, la période napoléonienne aura toujours une place dans mon cœur.


Quelle est ton échelle favorite ? Quelles marques affectionnes-tu particulièrement ?
Toutes les échelles me plaisent : du 6mm au 40mm. L’échelle que j’ai le plus « travaillée » est, sans doute, le 28mm car elle offre le meilleur équilibre entre la taille, le niveau de détail, les possibilités de peinture, etc. Cependant, j’aime beaucoup les effets visuels que permettent les échelles inférieures et les possibilités qu’elles offrent non seulement au niveau des quantités de troupes mais aussi pour les décors réalisables. Récemment, j’ai été fasciné par le 10mm. 
En ce qui concerne les marques que j’affectionne, je citerai bien évidemment Perry Miniatures et Front Rank pour le 28mm, Warmodelling pour le 18mm et Pendraken pour le 10mm mais je suis capable de prendre du plaisir à peindre presque toutes les marques de figurines y compris celles qui ont conservé un style vintage comme Elite Miniatures
 
Comment as-tu commencé à peindre pour les autres ?
Assez tôt, j’ai accepté, alors que j’étais étudiant, de peindre en tant qu’amateur pour d’autres figurinistes. Tenir les délais était terrible car pour peindre il faut être motivé or à cette époque cela me coûtait un peu… Je peignais de tout : surtout de l’historique mais aussi quelques petites choses en fantastique. Petit à petit, je me suis professionnalisé et j’ai commencé à peindre plus rapidement (et donc à tenir les délais…) jusqu’à ce que dans es années 90, je fonde, avec David Gomez, El Mercenario. A partir de là, les choses changèrent : de grosses commandes arrivèrent notamment de la part de fabricants. Par ailleurs, durant deux ans, j’ai dirigé la revue Wargames, soldados y Estrategia ce qui m’a permis d’approfondir ma connaissance de notre hobby et du marché que celui-ci représente. Finalement, David prit une autre orientation professionnelle mais j’ai continué à peindre sur commande en temps que professionnel et à temps plein.


Quelles sont les règles que tu pratiques ? 
En vérité, je ne suis pas un grand joueur. J’aime l’histoire militaire, concevoir une armée (normalement prévue pour une règle particulière), commander les figurines, les peindre, les déployer sur une table ou réaliser un diorama pour les photographier ensuite.  Mais, en réalité, je crois que jouer, même si cela me plait, est ce qui me motive le moins. Cela dit, j’ai pratiqué différentes règles pour la période napoléonienne (Empire, Shako, règles « maison »), pour la guerre de sécession (Fire & Fury),  pour l’Antiquité (Impetus) et pour la seconde guerre mondiale (Command Decision, FoW).

Es-tu membre d’un club ?
A mon arrivée à Barcelone, je suis devenu membre du club Alpha Ares. Je dirai que c’est le plus grand club (environ 130 membres) et le plus ancien (cette année, il fêtera ses 30 ans) d’Espagne.  Depuis avril dernier, j’ai l’honneur d’en être le président.

As-tu un blog ? Un site ?
Non, je n’ai jamais eu de blog ni de page web. J’ai toujours eu trop de travail de peinture et un blog, en plus de me prendre du temps, risquerait de générer de nouvelles commandes que j’aurais du mal à honorer. Donc…

Comment a débuté l’aventure Desperta Ferro ?  
Tout a changé pour moi en 2010. Presque par hasard, j’ai rencontré deux personnes extraordinaire (Carlos de la Rocha y Alberto Pérez) avec qui le courant est passé immédiatement. Ensemble nous avons décidé de nous lancer, en pleine crise économique,  dans un projet de créer une revue d’histoire militaire consacrée à l’Antiquité et au Moyen-Age  (dont tu fus, Philippe, le premier abonné étranger). Notre premier numéro consacré à la chute de l’Empire romain au Vème siècle fut tiré à 2000 exemplaires et distribué dans des librairies et boutiques spécialisées. Trois ans plus tard, nous proposons deux versions de notre bimestriel : Desperta Ferro Antigua y Medieval et  Desperta Ferro Historia Moderna (consacrée au XVI-XIX siècles).  S’ajoute une collection de hors-séries dont le dernier volume est consacré à la batalla del Ebro (1938), notre première incursion dans le XXème siècle. Nous tirons aujourd’hui à 10000 exemplaires et nos revues sont distribuées dans de nombreux points de ventes.



Quels sont tes projets ?
Desperta Ferro est un projet fascinant et aux multiples facettes mais très prenant… Cela fait quelques temps que j’ai dû mettre de côté mon activité de peinture pour me consacrer exclusivement à l’édition. Malheureusement, cette activité ne me laisse plus de temps de peindre  pour moi. Même si je suis très heureux dans cette nouvelle carrière, j’espère que petit à petit, je pourrais à nouveau me consacrer à me vieille passion : la peinture des figurines. 

Merci à Javier pour ses réponses et je lui souhaite de pouvoir reprendre rapidement le chemin de sa table de peinture.  

A très bientôt pour une nouvelle interview. 

lundi 5 août 2013

Lluis Vilalta et l'aventure Minairons miniatures (interview)

    Je poursuis ma série d'interviews des acteurs du monde de la figurine outre-pyrénées. Aujourd'hui, je vous propose de faire la connaissance de Lluis Vilalta, le fondateur de la société Minairons miniatures. Vous allez voir, c'est un bavard...


Quel âge as-tu ?
53 ans depuis le 28 juin dernier.
Où habites-tu ?  
Dans un petit village de la région viticole de Penedès (Catalogne) qui s’appelle « Les Cabanyes »

Depuis quand peins tu ? 
 Depuis environ 20 ans.
 
Comment as-tu découvert les figurines et le modélisme ?
Dans mon cas, il faudrait parler de « redécouverte ». En effet, lorsque j’étais enfant, je m’étais essayé à la « customisation » de mes tanks Solido et  j’avais aussi expérimenté le montage de maquettes plastiques de tanks et d’avions au 1/72. Mais mon trésor était ma collection de soldats de plomb : mon père me motivait pour les études en m’offrant un peloton à chaque « très bien ». Et Dieu sait que cela me motivait !

 
Tu peins uniquement des  figurines historiques ?  
Je me consacre principalement à la figurine historique mais j’aime bien changer de temps en temps et peindre quelques figurines fantastiques (J’aime beaucoup les « Terres du Milieu » et la mythologie classique).

Quelles sont tes périodes préférées ?
Mmmmm…. Mes préférences évoluent avec le temps. Il m’est donc difficile de nommer une seule période  si elle n'est pas par rapport à une étape déterminée de ma vie. J’ai commencé avec une armée grecque antique période classique qui, avec le temps, a évolué en armée de Syracuse et a fini par s’accroître pour couvrir la période hellénistique. J’ai ensuite expérimenté de façon intense l’odeur de la poudre avec une armée confédérée (Guerre de Sécession). Plus tard, je me suis lancé dans la constitution d’une armée soviétique (milieu seconde guerre mondiale) de taille démesurée. C’est une période très intéressante. Ces dernières années, je me suis plongé dans le Siècle des Lumières et plus particulièrement dans la Guerre de Succession espagnole en constituant deux armées rivales : une armée franco-espagnole de Philippe d’Anjou (le futur Philippe V) et une armée austro-catalane de Charles de Habsbourg.
Je m’attache à consacrer une partie de mon temps à augmenter ma collection consacrée à la guerre civile espagnole. Ce projet est au second plan mais je ne le perds pas de vue.                                                                                 
  
Quelle est ton échelle favorite ? Quelle marque apprécies-tu particulièrement ?
Je peins presque exclusivement des 15mm à quelques exceptions près. Pour la guerre civile espagnole, je préfère le 20mm alors que je me régale à peindre des 28-32mm pour le fantastique.
Je n’ai pas une seule marque favorite mais plusieurs… Mes choix dépendent de la période choisie voire de l’armée. De plus, je suis quelqu’un qui aime bien expérimenter des « mélanges » et tester la compatibilité entre différentes marques. Il est très rare que je parvienne à constituer une unité à l’aide d’une seule marque de figurine. Par exemple, les Dixon les figurines qui me plaisent le plus pour la guerre de Succession d’Espagne. J’ai utilisé ces figurines pour peindre mes bataillons de la Grande Alliance. Mais j’aime aussi les minifigs et je les ai utilisées pour les régiments des Deux couronnes (Espagne et France). J’utilise aussi souvent les figurines de chez Roundway et Essex.
Pour la période napoléonienne et la guerre de sécession, j’ai une nette préférence pour les figurines d’Antony Barton (AB). C’est indéniable. Cela ne veut pas dire que je m’interdise de les mixer avec d’autres marques mais je le fais avec prudence…
Pour la  seconde guerre mondiale, je considère que Battlefront propose des figurines de bonne qualité et là encore j’ai l’habitude de constituer mes unités en les mélangeant à des Command Decision et Peter Pig. Pour les véhicules, je me fournis chez Svezda et Plastic Toys Soldier Company. Je n’ai néanmoins aucun esprit d’exclusion…

Pour le Fantastique, je suis un collectionner inconditionnel de Mithril même si je doit admettre que les références de chez Thunderbolt Mountain et  Dark Sword me plaisent beaucoup. Je ne refuse pas de peindre de temps en temps des figurines Games Workshop mais, comme disent les anglais « ce n’est pas ma tasse de thé »…

En ce qui concerne la guerre d’Espagne, mon choix s’st toujours porté jusqu’à présent sur les figurines Banderas Miniatures / HPC

Comme vous pouvez le constatez, je ne suis pas « marié » avec une marque et je ne crois pas que je sois prêt à le faire. ..

 
Quelles sont les règles que tu joues ?
Je vais répondre chronologiquement.          
 
J’ai commencé à jouer la période antique avec la WRG7. Lorsque je suis passé à la guerre de sécession, mon choix s’est porté sur Fire & Fury mais j’ai aussi testé Johnny Reb 3.  Pour la seonde guerre mondiale, j’ai majoritairemet utilisé Flames of War et plus ponctuellement Section d’Assaut et Battlefront WW2.  J’ai adopté España en llamas (une variante non officielle de Flames of War) pour des parties Guerre civile espagnole. Enfin, j’utilise Beneath the Lily  Banners pour la période Guerre de succession espagnole.

J’ai toujours entretenu une attitude « ambivalente » avec les règles de jeu :  d’un côté je suis , comme on dit en catalan un « tasta-ulletes » c’est-àdire quelqu’un qui « picore » à gauche - à droite espérant trouver un nouveau système de jeu encore plus intéressant que le précédent (par exemple, j’attends la sortie de Longstreet de Sam Mustafa et j’ai commencé à lire la nouvelle règle de Plastic Soldier Company pour la 2ème guerre mondiale (Battlegroup Kursk)  )  et d’un autre côté je suis un « homme fidèle »…


 Es-tu membre d’un club ?                               
Oui, le  "Vine i Acota't" de Vilafranca del Penedès. Mes nouvelles obligations professionnelles liées à Minairons Miniatures ont considérablement réduit mon temps libre. Je me rends donc peu au club où, d’ailleurs, les jeux de plateau se sont beaucoup développés.

"Vine i acota't" es une expression catalane qui est tellement grossière qu’elle ferait rougir un poilu… Permettez-moi donc de ne pas la traduire…
 
As-tu un blog ?
 
Un ? Houla ! Si je n’en avais qu’un…
 
 Ma récente évolution professionnelle ne me permet d’alimenter régulièrement  que deux blogs : celui de Minairons Miniatures (http://minairons-news.blogspot.com/) et celui, intitulé  "Soldadets" ("petits soldats", en catalan), consacré à mes figurines personnelles (http://soldadets.blogspot.com/).

Avec moi de régularité, je poste des article sur un blog plus « ambitieux » intitulé
Defiant Principality (http://what-if-catalonia.blogspot.com/), où j’évoque de manières narrative les épisodes d’une campagne Guerre de Succession Espagnole que je mène avec un ami. . Ce blog fait parte de la communauté  "Emperor vs. Elector" de Imagi-naciones del siglo XVIII.
 
Enfin, durant 15 ans, j’ai assuré la maintenance d’un modeste portail de jeux en catalan ("The Catalan Wargames Resource" : http://www.wargames.cat. ) mais j’ai dû le sacrifier en raison de ma nouvelle activité professionnelle.

 Je pourrais en dire plus mais j’aurais peu de vous ennuyer…
 
Comment a commencé l’aventure « Minairon » ? D’où vient le nom de ton entreprise ?
Je peux être sincère ?
Alors pour être franc, il y a quatre ans, je n’aurais jamais imaginé que cela soit possible. J’avais une vie tranquille comme informaticien à la Caja de Ahorros et tout laisser à penser que la stabilité serait de mise jusqu’à l’heure de la retraite… Mais la vie offre parfois des surprises… que je vais vous raconter !  Ainsi est-il possible à 50 ans de se retrouver du jour au lendemain à la porte et d’être obligé de se demander : « Bon, mon gars, à part programmer dans des langages obsolètes, que sais-tu faire dans la vie ? ». Et me voici maintenant à la tête de ce « petit navire » franchissant le Cap Horn…


Le nom de l’entreprise est très lié à mon histoire personnelle : je dirais que c’est un chant, une proclamation d’anti-conformisme et d’illusion avec une dose de prémonition sur les dangers qui nous guettent.  Et pourquoi donc ? En fat, les minairons sont des personnages de la mythologie des Pyrénées catalanes et andorranes. On les décrit minuscules, parfois ailes et comme se déplaçant en « essaims » très denses et faisant preuve d’une irrépressible envie de travailler. On dit d’ailleurs que la fortune de certaines régions des Pyrénées trouverait sa source dans la possession d’un essaim de minairons qui effectueraient des dizaines de travaux à leur profit. Ainsi, trouver ce type d’essaim semblerait être une bénédiction sauf que ce n’est pas toujours le cas. Ils travaillent avec rapité et précision mais sitôt achevée une tache, ils en exigent une autre… « Que faisons-nous ? Que disons-nous ? Que faisons-nous ? Que disons-nous ? » demandent alors des milliards de petite voix. Si l’homme, confus, hésitant, se révèle incapable de leur répondre, ils le tuent sans hésiter. Ce caractère ambivalent, typique des êtres féériques, me séduit complètement. Je l’ai trouvé bien adapté à ma situation personnelle.


 Evidemment, j’ai bénéficié des conseils d’une entreprise de communication qui s’enthousiasma pour mon de choix de Minairons pour plusieurs raisons à la fois sémantiques et phonétiques. De fait « Minairons » est la diminutif de « minaires » (mineurs en catalan ancien) ce qui nous rapproche des trolls et des nains mineurs des autres mythologies si représentatifs du monde du wargames.  De plus, la prononciation anglo-saxonne évoque l’acier, concept aussi très utilisé dans l’imaginaire professionnel du wargame.

Donc un peu de conseil, un peu de marketing… Savez-vous qui fut à l’origine de cette idée ? Mon adorable épouse bien sûr !
    
Quels sont tes projets ?
     Augmenter la série des véhicules Guerre Civile Espagnole avec l’objectif de proposer la collection la plus complète jamais faite sur ce thème dans les trois échelles les plus répandues actuellement : 1/100, 1/72 et 1/56. Le concept de conception assisté par ordinateur est vital pour garantir ce type de production multi-échelle d’autant plus que les modèles seront en plastique ou en résine.Parallèlement, nous sommes en train de préparer une série de figurines métal pour cette même période qui seront certainement à l’échelle 20mm même si nous pourrons envisager de les produire à d’autres échelle. 

     Tout cela sans cesser de produire des figurines plastiques.  Si tout marche comme prévu, il est probable que l’an prochain, profitant de la célébration des 300 ans du siège de Barcelone,  nous présentions une toute nouvelle série. Je m’arrête là, car je crois que j’en ai dit bien assez…

 

jeudi 4 juillet 2013

Ruben Torregrosa (Heresy Brush) : un autre peintre espagnol de talent !

     Ruben Torregrosa a accepté de se prêter au jeu de "l'interview virtuel". Je vous propose aujourd'hui de faire sa connaissance à travers les quelques questions que je lui ai adressées. Mais, avant cela, je vous propose d'admirer quelques-unes de ses réalisations (visitez aussi son blog qui comportent de nombreux tutoriels) : 

Des 15mm

Ruben apprécie particulièrement la seconde guerre mondiale...

C'est bien du 15mm

Passons maintenant au 28mm


Ruben vient de publier un livre sur ses techniques de peinture appliquées au 28mm WW2

Faisons maintenant plus ample connaissance avec ce jeune peintre de talent...

          Où habites-tu ?  Je vis à Madrid
Ruben, quel âge as-tu ? 25 ans.
Depuis combien d'années peins-tu ? Je peins depuis "l'âge de raison"... Je ne me souviens quand j'ai commencé mais mon père a toujours aimé peindre des figurines et faire des maquettes. Quand j'étais petit, avec mes frères, nous prenions quelques pinceaux pour peindre à ses côtés. Il nous donnait toujours quelques figurines plastique 1/72 pour nous occuper.... Pauvres figurines ! 
Tu ne peins que des figurines historiques ? Non. Je préfère les thèmes historiques et je n'apprécie pas du tout le fantastique (Warhammer a fait pas mal de dégâts...) Cependant, je peins de temps en temps quelques figurines futuristes ou "fantasy" mais généralement sur commande.  
Quelles sont tes périodes de prédilection ? J'aime par dessus tout la seconde guerre mondiale. 90% de ma collection concernent cette période. J'aime aussi la guerre civile espagnole, la guerre de Trente Ans et la Conquête du Nouveau Monde (J'ai un projet sur le long terme de constituer une armée constituée de tous les peuples amérindiens disponibles en figurines). Les périodes qui m'intéressent le moins sont l'Antiquité et le Moyen-Age. 
Quelle est ton échelle favorite ? As-tu une marque que tu apprécies particulièrement ? Mon échelle favorite est le 15mm. C'est là où j'ai le plus investi de temps de peinture et où je me plais à explorer de nouvelles techniques notamment pour la peinture des véhicules. Je choisis mes marques de figurines en fonction de mes projets. Si c'est pour jouer (je joue principalement à Flames of War), je préfère les Forged in Battle. Mais si c'est pour collectionner ou pour faire un travail de peinture plus poussé, je porte mon choix sur The Plastic Soldier ou la marque espagnole Minairons Miniatures.
Quelles règles pratiques-tu ?
Je suis plus un peindre qu'un joueur. Les rares fois où il m'arrive de jouer, je pratique Flames of War?
Es-tu membre d'un club ? Non, je n'ai jamais été membre d'un club. J'ai cependant créé avec mon frère et quelques amis Wargames-Spain, la plus importante communauté en Espagne réunie autour de Flames of War
Comment en es-tu venu à peindre pour les autres ? Quelles sont les entreprises qui recourent à tes services ? J'ai commencé par plusieurs biais. J'ai toujours eu l'habitude de publier des photos de mes réalisations sur différents forum espagnol et anglo-saxons. Quelques fabricants se sont ainsi intéressés à moi comme West Wind ou Studio Sparta. Dans le cas de Minairons Miniatures, c'est quelqu'un qui m'a "recommandé". Enfin, pour Battlefront, c'est moi qui suis directement entré en contact avec eux. Actuellement, je collabore avec West Wind, Minairons Miniatures, Combat Models et Khurasan Miniatures. Je travaille aussi avec plusieurs revues consacrées au wargames et au modélisme comme BreakingWAR, Wargames: Soldiers&Strategy et The Weathering Magazine
Quels sont tes projets ? Je travaille actuellement sur un article pour The Weathering Magazine, sur les chars allemands durant la seconde guerre mondiale. Je pense me mettre rapidement à la rédaction d'un nouveau numéro de PaintingWAR. J'aimerais aussi avancer quelques projets personnels comme une gepanzerte allemande formée entièrement de Katzchens (un "paperpanzer", un transport constitué d'un chassis de Hetzer mais qui ne fut jamais fabriqué).

Merci à Ruben d'avoir accepté de répondre à ces questions. Je lui souhaite de mener à bien tous ses projets que je suivrai, pour ma part, avec grand intérêt.

Ayant évoqué à plusieurs reprises Minairons Miniatures, j'ai contacté ce fabricant dont le fondateur à accepté de réaliser à son tour cette "interview virtuelle". A suivre !

samedi 29 juin 2013

Rafa "Archiduque" : rencontre avec un peintre de talent...

     Cela faisait un moment que je bavais devant les réalisations du peintre espagnol "Archiduque". Je me suis finalement décidé à lui envoyer un mail afin d'obtenir quelques conseils techniques. Celui -ci m'a répondu très gentiment et l'idée m'est venue de vous le faire découvrir (pour ceux qui ne le connaissent pas encore) par le biais d'un "interview virtuelle". je lui ai donc adressé une série de questions auxquelles il a bien voulu répondre. Mais avant de commencer laissez moi vous présenter quelques unes de ses réalisations (de nombreuses photos sont disponibles sur son site).

Quelques figurines 28mm


Quelques 15-18 mm


Bon j'arrête là... Place à l'interview...

         Où habites-tu ?  Je vis à Malaga en Espagne.
Rafa, quel âge as-tu ? 48 ans mais l'énergie et l'état d'esprit d'un homme de 20 ans ...
Depuis combien d'années peins-tu ? Je ne souviens pas précisément. Je crois que vers 10-12 ans, j'ai peint mes premières figurines en plastique.
Comment as-tu découvert l'univers des figurines ? Jusqu'à 26-27 ans, je ne connaissais que les figurines en plastique (Airfix, Revell, etc.). C'est en intégrant un club que j'ai découvert les premières figurines en métal. J'ai donc décidé d'offrir toutes mes figurines en plastique et de ne peindre que des figurines métal.
Tu ne peins que des figurines historiques ? Oui, même si j'ai déjà pratiqué le jeu "heroïc-fantasy" et peint quelques figurines dans ce style. Je ne sens cependant pas d'attrait particulier pour cette gamme.

Quelles sont tes périodes de prédilection ? Le XVIIIème , la guerre de sécession et les guerres napoléoniennes. 

Quelle est ton échelle favorite ? As-tu une marque que tu apprécies particulièrement ? Même s j'ai commencé par peindre des 15mm et que j'apprécie énormément cette échelle (j'ai une collection de plus de 8000 figurines à cette échelle), je prends beaucoup de plaisir actuellement en peignant des 28mm
Les marques que j'apprécie particulièrement sont : en 15-18mm son Old Glory,AB et Xan Miniatures, et  en 28mm bien évidemment les Perry Miniatures.
  Quelles règles pratiques-tu ?
Rapid Fire,Johny Red,Saga,Impetus,Black Powder et une règle napoléonienne réalisé par des amis.
Es-tu membre d'un club ? Pas actuellement.  Je garde cependant le contact avec deux grands clubs espagnols le Club Comandante et le Club Landwehr.
Comment en es-tu venu à peindre pour les autres ? Quelles sont les entreprises qui recourent à tes services ? J'ai commencé mon activité professionnelle il y a environ 6 ans afin de trouver des laternatives pour faire face à la crise économique qui frappe durement l'Espagne. Au final, je suis heureux d'avoir opéré ce changement dans ma vie. Mon activité s'est développée au-delà de mes espérances.
Acutellement, je peins pour Perry Miniatures,Khurasan Miniatures,y j'ai quelques commandes des deux marques espagnoles Warmodelling Miniatures et Xan Miniatures.
Quels sont tes projets ? Mon projet immédiat est la publication de mon premier livre de peinture (voir ci-dessous)
     Rafa vient de terminer un livre consacré à la peinture de figurines 28mm période napoléonienne. Il s'agit de tuto très détaillés. Ce livre sera publié par la revue Breaking War dans la série Painting War. Il sera disponible en anglais et en espagnol.
Un premier volume est déjà disponible pour la seconde guerre mondiale. Il a été réalisé par Ruben Torregrosa (de chez Heresy brush). Pour vous donner un aperçu de l'esprit de ces livres voici une planche :

Merci d'avoir lu ce billet (un peu long) jusqu'au bout... Un grand merci Rafa pour ses réponses.

Bon week-end

Philippe